1971 - 2021 : Les 50 ans du ministère
de l'environnement

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L’union fait la force !

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La création de l’Union International pour la Protection de la Nature (UIPN) en 1948, est la concrétisation d’un projet dont le père fondateur est le naturaliste suisse Paul Sarasin (1856-1929), le créateur du parc national suisse en 1914. Lui rendant hommage à Fontainebleau, le premier président de l’Union dira de lui : « Penseur et savant, il s’était rendu compte de l’inutilité des efforts dispersés, de la nécessité de coordonner les mesures prises dans les différentes parties du Globe, afin de conserver la flore et la faune menacées par l’action « civilisatrice » de l’Homme ». L’initiative qu’il avait prise en 1913 pour mettre sur pied une institution intergouvernementale ad hoc fut stoppée par la Première Guerre mondiale et n’eut pas immédiatement de lendemain, la paix revenue.

La structure mise en place à Fontainebleau correspondait à l’idée que s’en était faite Paul Sarasin avec la réunion de gouvernements et d’organisations de la société civile dans le but partagé d’encourager la coopération internationale et de fournir des connaissances et des outils scientifiques pouvant orienter les États à prendre des mesures de conservation de la nature.

Pendant les deux premières décennies de son existence, durant lesquelles la France exerça son influence au travers de deux présidents charismatiques, Roger Heim de 1954 à 1958 et François Bourlière de 1963 à 1966, l’UIPN s’est préoccupé de la protection des espèces et des milieux naturels nécessaires à leur survie et des effets des activités humaines sur la nature ; s’alarmant notamment des effets nocifs des pesticides, dont le DDT, sur la faune et la flore et luttant pour son interdiction. Dès 1949, elle avait publié une première liste d’espèces menacées comportant quatorze espèces de mammifères et treize espèces d’oiseaux. En 1964, grâce aux données collectées par son réseau international, elle était en mesure de dresser une première « liste rouge » des espèces mondialement menacées. En 1956, l’année où elle changea de nom, elle publia un atlas des parcs et réserves dans le monde. Comme cela a déjà été mentionné, elle coopéra étroitement avec l’UNESCO.